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À Nice, un lycéen a choisi de consacrer une partie de son temps libre à l’engagement citoyen. Depuis 2024, Kylian Lajili est bénévole à la Protection Civile des Alpes-Maritimes. Entre missions de secours, actions de sensibilisation et transmission des gestes qui sauvent, il incarne une jeunesse mobilisée au service des autres.
À seulement quelques années du baccalauréat, Kylian Lajili affiche déjà une conviction forte. Son engagement ne relève pas du hasard. Il s’inscrit dans une volonté claire : se rendre utile.
« Ma passion, c’est aider les autres », explique-t-il simplement. Une phrase courte, presque évidente pour lui, mais qui résume un choix de vie assumé. Car derrière cet engagement, il y a une prise de conscience. Celle d’un monde où l’entraide ne va pas toujours de soi.
Lycéen, il jongle entre ses études et ses missions. Un équilibre qu’il revendique sans difficulté. « Je donne de mon temps dès que je suis libre », précise-t-il. Une disponibilité qui reflète une motivation profonde.
Le déclic intervient en 2024. À la suite de son Service national universel, Kylian découvre l’univers de l’engagement citoyen.
« Je suis arrivé pour faire une mission d’intérêt général », raconte-t-il. Une première immersion qui va rapidement se transformer en engagement durable. Très vite, il décide de poursuivre l’aventure en tant que bénévole.
Il rejoint alors une antenne locale, avant de s’installer à Nice. Un territoire dynamique où les besoins en bénévoles sont constants, notamment lors d’événements publics ou de situations d’urgence.
Ce passage du cadre institutionnel du SNU à un engagement volontaire marque une étape importante. Il ne s’agit plus d’une obligation, mais d’un choix personnel.
Au sein de la Protection Civile, Kylian ne se limite pas à un seul rôle. Il multiplie les expériences. Secours à victimes, aide aux populations, formations : son quotidien est rythmé par la diversité des missions.
« Je fais la plupart des missions qui sont proposées », explique-t-il. Une polyvalence qui lui permet de développer rapidement des compétences concrètes.
Sur le terrain, il intervient auprès de personnes en difficulté. Il participe à des dispositifs de secours lors d’événements. Il contribue également à des actions de solidarité.
Mais au-delà des gestes techniques, c’est une philosophie qu’il défend. « C’est avant tout pour aider notre prochain », insiste-t-il.
Pour Kylian, son parcours dépasse sa propre expérience. Il porte un regard plus large sur sa génération.
« On vit dans une époque où la jeunesse a besoin de s’engager », affirme-t-il. Un constat lucide, presque militant.
Dans un contexte qu’il décrit comme marqué par les tensions et les conflits, il voit dans l’engagement une réponse possible. Une manière de recréer du lien social. De redonner du sens.
« La Protection Civile, c’est l’endroit parfait pour s’engager au service des autres », ajoute-t-il.
Ce discours, il ne le garde pas pour lui. Au lycée, il en parle autour de lui. Il sensibilise ses camarades. Il tente de transmettre cette envie d’agir.
Dans les couloirs de son établissement, Kylian devient un relais. Un ambassadeur, en quelque sorte, de l’engagement citoyen.
« Je parle de ces valeurs à mes camarades de classe », explique-t-il. Une démarche naturelle pour lui. Il ne cherche pas à convaincre à tout prix, mais à ouvrir des perspectives.
Son message repose sur des valeurs simples : solidarité, entraide, responsabilité. Des principes qui, selon lui, devraient être davantage mis en avant.
« Ce sont les mêmes valeurs qui m’ont porté », souligne-t-il.
Lors des journées de sensibilisation, Kylian joue un rôle clé. Ces événements permettent de faire connaître les actions de l’association.
« Cette journée sert à démontrer ce que fait la Protection Civile », explique-t-il.
Le public découvre alors les différentes missions. Les visiteurs peuvent échanger avec les bénévoles. Observer des démonstrations. Poser des questions.
Mais ces journées ont aussi un autre objectif : recruter. Attirer de nouveaux volontaires. Susciter des vocations.
Pour Kylian, un enjeu ressort particulièrement : la formation aux gestes de premiers secours.
« Pas assez de personnes sont formées aujourd’hui », regrette-t-il.
Un constat partagé par de nombreux acteurs du secours. Pourtant, ces gestes peuvent sauver des vies. Dans certaines situations, ils font toute la différence.
« Nous sommes le premier maillon de la chaîne de secours », rappelle-t-il.
Cette responsabilité donne du sens à son engagement. Elle renforce aussi son envie de transmettre.
Kylian insiste sur des situations concrètes. Des cas que chacun peut rencontrer un jour.
« Quand une personne est inconsciente, qu’elle respire ou non, il faut savoir quoi faire », explique-t-il.
Massage cardiaque, mise en position latérale de sécurité : autant de gestes essentiels. Des réflexes qui doivent être acquis.
L’objectif est clair : permettre à chaque citoyen d’agir avant l’arrivée des secours. Car les premières minutes sont souvent décisives.
Au-delà des compétences techniques, Kylian met en avant une dimension plus personnelle.
« On donne de son temps pour une cause qui a du sens », affirme-t-il.
Dans un quotidien souvent rythmé par les études et les obligations, cet engagement devient une respiration. Une manière de se sentir utile.
Il insiste aussi sur la flexibilité. Chacun peut s’engager à son rythme. De manière ponctuelle ou régulière.
« Que ce soit quotidien, hebdomadaire ou mensuel », précise-t-il.
Le regard de Kylian sur la société est sans détour. Il évoque un climat de tensions, de divisions.
« Les gens sont constamment en conflit entre eux », observe-t-il.
Face à ce constat, il propose une alternative : l’engagement au service des autres.
« S’engager, c’est avant tout pour aider son prochain », résume-t-il.
Une vision humaniste, qui place l’individu au cœur du collectif.
Pour Kylian, son engagement dépasse la simple expérience personnelle. Il s’inscrit dans une mission plus large.
« C’est une cause d’utilité publique », affirme-t-il.
Cette dimension renforce la légitimité de son action. Elle donne aussi du poids à son message.
Il invite chacun à franchir le pas. À donner un peu de son temps.
« Si quelqu’un veut aider, c’est l’occasion parfaite », insiste-t-il.
Le parcours de Kylian Lajili illustre une réalité souvent méconnue. Celle d’une jeunesse engagée, active, consciente des enjeux.
Loin des clichés, ces jeunes bénévoles s’impliquent concrètement. Ils interviennent sur le terrain. Ils se forment. Ils transmettent.
À travers son témoignage, Kylian rappelle une évidence : l’engagement n’est pas réservé à une élite. Il est accessible à tous.
Pour celles et ceux qui souhaitent aller plus loin, plusieurs ressources existent :
Le site officiel de la Protection Civile
Les informations sur le Service national universel
Les formations aux gestes de premiers secours proposées localement
À travers son engagement, Kylian Lajili incarne une génération qui choisit d’agir. Une génération qui refuse l’indifférence et qui place l’entraide au cœur de ses priorités. Un choix discret, mais essentiel.
DB+IA 27/04/2026